Poetry / Poésie

Auntie Bella sent us a message today : a wonderful poem from Rudyard Kipling. Here it is, with the French translation (one by Google and the other by André Maurois)

Tata Bella nous a envoyé un message aujourd’hui : un poème magnifique de Rudyard Kipling. Le voici, avec la traduction française (l’une par Google, l’autre par André Maurois)


If (Rudyard Kipling – 1910)

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you;
If you can trust yourself when all men doubt you,
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting,
Or, being lied about, don’t deal in lies,
Or, being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise;

If you can dream – and not make dreams your master;
If you can think – and not make thoughts your aim;
If you can meet with triumph and disaster
And treat those two imposters just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools,
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build ’em up with wornout tools;

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breath a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on”;

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with kings – nor lose the common touch;
If neither foes nor loving friends can hurt you;
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute
With sixty seconds’ worth of distance run –
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And – which is more – you’ll be a Man my son!

Si (Traduction Google + The Wonder Factory)

Si tu peux garder ta tête quand tous autour de toi
perdent la leur et mettent le blâme sur toi;
Si tu peux avoir confiance en toi tandis que chacun doute,
Mais aussi tenir compte de leur doute;
Si tu peux attendre et ne pas être fatigué par l’attente,
Ou, entendant mentir, ne pas persister dans le mensonge,
Ou, étant haï, ne pas donner dans la haine,
Et pourtant, ne pas avoir l’air trop beau, ni parler trop sagement;

Si tu peux rêver, – sans faire des rêves ton maître;
Si tu peux penser – et ne pas faire des pensées ton but;
Si tu peux rencontrer le Triomphe ou bien le Désastre
Et traiter ces imposteurs de la même façon;

Si tu peux supporter d’entendre la vérité que tu as dite

Déformée par des gueux pour exciter des sots,
Ou voir casser tout ce que tu as donné à ta vie,
Et te pencher et les reconstruire avec des outils usés;

Si tu peux faire un tas de tous tes gains
Et tout risquer sur une partie,

Et perdre, et repartir comme à tes débuts
Et ne jamais dire un mot de ta perte;
Si tu peux forcer ton cœur et des nerfs et des tendons
Pour servir ton tour longtemps après qu’ils soient partis,
Et que tu tiennes bon quand il n’y a rien en toi

Hormis la Volonté qui leur dit: “Tiens bon!”

Si vous pouvez parler avec les foules et garder votre vertu,
Ou marcher avec les rois – ni perdre le sens commun;
Si ni ennemis ni amis ne peuvent te blesser;
Si tous les hommes comptent pour toi, mais nul par trop;
Si tu peux remplir chaque implacable minute
De soixante secondes de route –
Tienne sera la Terre et tout ce qu’il y a dedans,
Et, – bien mieux – tu seras un homme mon fils!

 

Traduction de André Maurois (1918)

 

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.

 

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: